Santé

Substituts à la cigarette : les Français réclament plus d’information

Selon un sondage Ipsos sur la lutte contre le tabagisme, les Français souhaitent être plus et mieux informés sur les potentialités et les risques liés aux substituts à la cigarette disponibles sur le marché (patchs, gommes, cigarettes électroniques, tabac à chauffer,…), et estiment que c’est au gouvernement de remplir cette mission de service publique pour trouver des alternatives à la cigarette.

Les substituts à la cigarette et les méthodes d’accompagnement à l’arrêt du tabac se sont multipliés ces dernières années et sont désormais omniprésents. On entend tout et n’importe quoi sur leurs efficacités respectives et leurs nocivités potentielles. Un déficit d’information neutre et de qualité que les Français souhaiteraient voir comblé par le gouvernement.

En effet, selon les résultats d’une enquête d’opinion menée par Ipsos en fin d’année dernière, 92% des sondés estiment que les fumeurs adultes devraient être mieux informés sur des produits alternatifs potentiellement moins dangereux que la cigarette. Une information qui, pour être fiable et crédible, doit être fournie par le gouvernement.

Selon la même étude, 76% des Français « attendent du gouvernement qu’il crée les conditions pour que les fumeurs qui n’arrêtent pas de fumer adoptent de meilleures alternatives à la cigarette ». Des alternatives qui visent à limiter les risques liés à l’addiction au tabac et à la nicotine pour les fumeurs qui ne peuvent pas ou ne veulent pas arrêter.

C’est justement sur cette articulation autour de la réduction des risques que les Français souhaiteraient voir le gouvernement adopter une attitude plus proactive. Selon 86% des sondés, « les mesures encourageant les fumeurs à choisir des alternatives à risques réduits peuvent être complémentaires aux mesures de prévention et de cessation ».

Près de neuf Français sur dix pensent qu’il est important de mettre à disposition des fumeurs des produits de substitution qui leur permettent de gérer leur addiction en en limitant l’impact sur leur santé. 65% des sondés regrettent d’ailleurs « que le gouvernement ne facilite pas suffisamment l’accès aux dernières innovations ».

Plus de 13 millions de Français fument au moins occasionnellement, ce qui représente plus d’un tiers de la population adulte et constitue l’un des taux les plus élevés de l’Union européenne. Le tabac est responsable de 78’000 décès par an dans l’hexagone, dont la moitié de morts pour des personnes âgées de 35 à 69 ans.


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